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« La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte »
Avec la bénédiction de la rue Solférino, les fédérations antillaises PS continuent à distiller une violente homophobie parfumée d'eau
bénite. Jusqu'où le PS a-t-il l'intention de laisser ces élus ou responsables socialistes antillais (Marlène Lanoix, Jules Otto, Raymond Occolier...) déraper dans la
bêtise et la haine ?
Le PS qui aujourd'hui semble enclin à un véritable suicide collectif tragi-comique a-t-il l'intention aussi de se couper définitivement de sa base laïque ?
La Fédération française des Centres LGBT (lesbiens, gais, bi & trans) vient d'attribuer son Anti-Prix 2007 au Parti socialiste pour la campagne homophobe qu'il mène en Martinique.
Voir sur VL l'article Les
fédérations socialistes antillaises, bigotes et homophobes et les déclarations de ces responsables politiques.
Signez la pétition
Aux Membres du Parti socialiste (France)
Projet de lettre ouverte aux socialistes sur la campagne homophobe
menée par le Parti socialiste en Martinique
Envoi prévu le mardi 4 septembre 2007 à 09h00
(en cas d'évolution de cette affaire avant cette date,
votre signature sera de nouveau sollicitée
sur la base d'une nouvelle version)
Mesdames, Messieurs,
La Fédération française des Centres LGBT (lesbiens, gais, bi & trans) vient d'attribuer son Anti-Prix 2007 au Parti socialiste pour la
campagne homophobe qu'il mène en Martinique depuis le 10 juillet 2004.
Il y a presque deux ans, le 14 décembre 2005 exactement, l'association An Nou Allé demandait déjà au Parti socialiste de rappeler sa fédération martiniquaise à
l'ordre.
Il y a un an jour pour jour, par une lettre ouverte datée du 4 septembre 2006, 36 associations luttant à travers le monde contre le racisme, l'antisémitisme, le sexisme, l'homophobie et le sida,
ainsi que plusieurs personnalités connues pour leur engagement en faveur de la laïcité et des droits humains, alertaient les socialistes sur l'inertie de la rue de Solférino
face à la propagande - y'a-t-il un autre mot ? - religieuse et homophobe de ses fédérations antillaises. Monseigneur Jacques Gaillot, Maître Yann Pedler, SOS
homophobie, le CRAN, la Fédération française des Centres LGBT, l'IGLHRC, An Nou Allé et 31 autres associations s'étonnaient notamment que deux doctrines semblent se
développer au sein du Parti socialiste sur la laïcité et les droits humains, l'une officielle dans l'Hexagone et l'autre "adaptée au climat tropical".
Plusieurs socialistes ont réagi à cette dernière lettre : Victorin Lurel (secrétaire national du PS à l'outre-mer) a jugé les propos litigieux "lourds et condamnables" ; Malek Boutih (secrétaire
national du PS aux questions de société) a réaffirmé "le droit au respect et à l'égalité de tous les individus quelque soit leurs orientations sexuelles" ; Claude Roiron (secrétaire nationale du
PS à l'éducation), saisie par l'association LGP Région Centre, s'est déclarée "désagréablement étonnée" avant de déplorer "l'utilisation d'un vocabulaire religieux qui n'a rien à voir avec le
domaine politique" ; Jean-Pierre Masseret (président du conseil régional de Lorraine et sénateur de Moselle), saisi par l'association Couleurs Gaies, a dénoncé des propos allant "à l'encontre des
valeurs défendues" par le PS ; Jean-Louis Idiart (député et conseiller général de Haute-Garonne), saisi par l'association Arc-en-ciel, a directement interpellé François Hollande en lui demandant
"de bien vouloir faire procéder à un examen attentif de cette situation" ; Olivier Falorni (premier secrétaire fédéral du PS en Charente-Maritime), saisi par l'association Adhéos, a condamné des
propos "d'autant plus inadmissibles qu'ils ont été prononcés par des socialistes" ; François Vauglin (délégué national du PS aux questions LGBT) a déclaré qu'il n'était "pas fier" de cette
affaire ; enfin, l'association Homosexualités & Socialisme a rappelé qu'il n'est pas de "démarche plus communautariste que celle visant à sanctuariser des droits pour certains et à refuser
leur accès à d'autres".
Malgré ce concert de réactions, aucune sanction n'est à ce jour envisagée, aucun rappel à l'ordre n'a été émis. Il semble dès lors que le blocage ne soit pas à la
base du Parti socialiste, pas même à son état-major, mais bien à son sommet. Sourd à la lettre du 4 septembre 2006, sourd aux réactions venues de son propre parti, résolument muet sur le sujet,
François Hollande continue à cautionner de son silence et de son inaction une campagne homophobe qui est devenue le fond de commerce des socialistes en
Martinique.
Bien mieux : François Hollande a donné au principal artisan de cette campagne, Raymond Occolier, maire du
Vauclin, conseiller régional et délégué national du PS à l'éducation et à la mémoire, l'investiture officielle du Parti socialiste aux élections législatives. Le
message a beau être implicite, il n'en est pas moins clair : l'expression homophobe est permise au Parti socialiste - à condition qu'elle s'exprime suffisamment loin de
Paris.
Nous n'admettons pas cette contradiction entre les actes et les discours du Parti socialiste - plus crûment, cette hypocrisie.
L'admettez-vous ?
Aux Membres du Parti socialiste (France)