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Doc Gynéco, Sevran, Steevy... Dis moi qui sont tes soutiens, je te dirais qui tu es. On connait peu ceux de José Bové et pourtant, la liste est aussi instructive.

Proche de Tariq Ramadan, Bové compte aussi nombre d'amis au Mouvement des Indigènes de la République (MIR) et au Mouvement de l'Immigration et des Banlieues (MIB). Un hasard ? Pas vraiment. Pro voile, adepte des thèses indigènes, Bové trouve tout naturellement ses soutiens chez les partisans de la laïcité ouverte (à coup de kärcher) et de l'islamisme.

Le soutien de Dieudonné à José Bové n'étonnera donc personne. L'"humoriste" avait longuement hésité entre José et Jean Marie. Il votera finalement Bové au 1er tour et Le Pen au second.


 Le sympathique paysan à la bouffarde est soutenu par le collectif "Immigration et Banlieues", dont les références figurent sur son site officiel, qui l'accompagne et le promotionne en banlieue.

Il nous a pris la curiosité de voir de qui était constitué ce collectif, voici donc la liste des signataires de l'appel constitutif :

Banlieues et Immigration avec José Bové !

Le 1er février 06

Premiers signataires :

Julien Akif (JCR / Collectif Jeunes 95, Sarcelles), Corinne Angelini (Maire adjointe, Saint-Denis), Yassine Ayari (Veto ! Garges), Karim Azouz (Collectif des Musulmans de France), Hocine Bardi, Tarek Ben Hiba (Conseiller régional IDF), Hamida Ben Sadia, Amine Benmansour, Alain Bertho, Youssef Boussoumah (membre du MIR), Abdelaziz Chambi (Divers-cité), .Adrian Cossic (militant associatif), Christine Delphy (membre du MIR) , Norredine Iznasni (militant associatif, Nanterre), Sadri Khiari (membre du MIR), Adjera Lakehal-Brafman (militante associative, Saint-Denis), M'Baireh Lisette (membre du Mouvement des Indigènes de la République), Mehdi Meftah (membre du MIR ), Julien Lusson, Yamin Makri, Fernanda Marrucchelli, Nasr-eddine Mehadji (CMF, Bagneux), Madjid Messaoudène (militant associatif), Abdel Ghani Moussalli (Nantes), Ramzi Oueslati (Militant associatif Val de Marne), Eros Sana (Veto, ! Zones d'Ecologie Populaire), Omeyya Seddick, Mourad Slimani (Union d'Associations pour la Diversité et l'Egalité), Liman Wajdi (Veto ! Garges-Sarcelles)...

La première adresse mail pour rejoindre ce collectif était celle des Indigènes de la République.

Plein de charité chrétienne, vous direz peut-être "Oui, mais José Bové n'est pas responsable de ceux qui le soutiennent". Si l'organisation de Tariq Ramadan, les communautaristes des Indigènes de la République, etc le soutiennent, qu'y peut-il ?

Eh bien ces gens ne se trompent pas. Pour preuve son interview de début avril 2007 sur oumma.com (déjà le choix du site des islamistes propres sur eux...) En voici un extrait brut de décoffrage, dans lequel Bové réaffirme son opposition à la loi sur les signes religieux ostensibles à l'école, et condamne les caricatures des musulmans (celles de Charlie Hebdo ?), extraits:

L'islamophobie est un phénomène dont la gravité est attestée par des études de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l'Homme), ainsi que par diverses organisations de défense des droits de l'Homme. Quelles dispositions comptez-vous prendre pour lutter contre l'islamophobie ?

JB - La stigmatisation des Musulmans et des populations de culture islamique est devenue un des principaux véhicules de l'idéologie et des pratiques racistes en France et dans le monde. C'est un phénomène extrêmement dangereux qui met à l'index une partie importante de l'humanité et de la population française. Ce discours favorise en plus la crispation et le repli identitaire de chacun des "camps" qu'il définit, compromettant de plus en plus les possibilités de vie commune pacifique. Il doit être combattu vigoureusement, comme doivent être combattues toutes les formes de racismes, de discrimination et d'incitation à la haine sur la base de l'origine ethnique ou culturelle, des convictions religieuses ou philosophiques, des choix et orientations sexuelles ou existentielles, du sexe ou des caractères physiques. Il est par ailleurs impératif de défendre la séparation de l'Etat et de la religion, d'imposer le respect des droits et libertés des individus quelle que soit leur origine ou leur orientation philosophique ou religieuse, de garantir la liberté de croire ou de ne pas croire ainsi que la possibilité de pratiquer ses convictions dans des conditions dignes, d'égalité entre les cultes et de respect des droits de chacun-e. Parmi les droits les plus fondamentaux nous mettons aussi les droits à la libre expression, à la liberté de la presse, à la liberté de critiquer y compris les croyances et religions. C'est pour cela que je tiens à ce qu'un sérieux effort soit déployé pour distinguer ceux-ci de l'incitation à la haine, de la stigmatisation et de la mise à l'index de parties de la population. Je peux dire d'ores et déjà que les caricatures des années trente présentant les juifs au nez crochus et aux airs sournois ne relèvent pas de la critique inoffensive, elles ont contribué à faire le terreau d'un racisme aux conséquences fatales. De la même manière, représenter les musulmans systématiquement comme des terroristes, des violents et des abrutis ne relève pas de la simple liberté de la presse.

La loi de mars 2004 qui bannit les signes religieux ostensibles de l'école a eu pour conséquence la déscolarisation de dizaines de jeunes filles et leur éviction du monde du travail. Quelles mesures pourrez-vous prendre pour faciliter leur réintégration dans la société ?

JB - J'ai toujours été clairement contre cette loi. Il est évident que c'est une loi qui est principalement préjudiciables aux musulmanes, en plus d'un certains nombre de Sikhs. C'est une loi discriminatoire qui doit être abrogée. Je suis, plus largement, pour une législation qui se donne les moyens de défendre effectivement le libre choix des femmes, entre autre de porter le foulard ou de ne pas le porter. Cela signifie de se donner de réels moyens d'interdire toute discrimination et tout préjudice lié au port du foulard, de se donner également les moyens d"interdire toute contrainte faite aux femmes, notamment de le porter. Les filles déscolarisées doivent bien entendu avoir à nouveau accès à l'école publique.

Par Marie-Clotilde De Saint-Apollon

 


 

José Bové dans le Mantois : les ennemis de la République communient ensemble (Jeanne bourdillon, Action Républicaine)

Quand des partisans de José bové font la promo de Garaudy (Lucette Jeanpierre, Respublica)

Entretien avec José Bové sur Oumma.com

Tag(s) : #José Bové

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