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L'UFAL 77 vient d'apprendre que le maire de Chelles aurait eu deux réunions avec des représentants de la communauté musulmane de sa Commune, en vue de discuter de l'implantation d'une école coranique sur un terrain public de 12000 M², qu'il serait prêt à leur concéder.
L'UFAL 77 est extrêmement étonnée d'un tel projet, qui aurait pour conséquence de favoriser le communautarisme au détriment du vivre ensemble, et serait contraire au pacte républicain auquel les citoyens sont attachés.

Si le maire devait accéder à cette requête, il violerait dans ses principes la Loi de 1905 qui instaure la séparation des Eglises et de l'Etat.
Il est dit dans l'article 2 de la Loi de 1905 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

L'Ecole publique doit être défendue et doit permettre que tous les enfants y aient leur place et ce, dans le but de leur assurer quelles que soient leurs origines, les fondements de notre République.

Depuis quelque temps, nous assistons dans notre pays à la recrudescence de projets d'installation de mosquées ou d'écoles coraniques avec l'assentiment de certains élus de la République. Cette attitude complaisante a pour conséquence de laisser se développer sur notre sol des revendications communautaristes. Ceci est contraire à l'esprit de notre république une et indivisible. La laïcité est attaquée de toutes parts dans notre pays et ces revendications ont pour but de l'affaiblir et de renforcer la division entre les citoyens.
Le communautarisme qui s'est développé dans les pays anglo-saxons a conduit les communautés à s'affronter entre elles et a laissé la place au radicalisme.
La France n'échappera pas à ces dérives, si l'on n'y prend pas garde. Tous les jours, nous sommes confrontés à des tentatives de courants religieux qui voudraient se détacher des préceptes de notre République pour en imposer d'autres bien éloignés de nos valeurs fondamentales que sont la démocratie, l'égalité entre les hommes et les femmes.
Un élu doit défendre la laïcité comme la démocratie, principes inscrits dans l'article 1 de notre Constitution.

Accepter de contrevenir à ces principes, c'est accepter de revenir sur le pacte républicain que chaque citoyen présent sur notre sol se doit également de respecter.
Les valeurs de notre République doivent être préservées et acceptées par tous. La recrudescence de ces lieux cultuels ne favorise nullement l'intégration.
Le maire de Chelles ne peut pas déroger à ces valeurs, et il ne doit pas accepter de céder un terrain municipal de 12000 M² pour y laisser s'implanter une mosquée et une école coranique.
Sa décision ne pourrait provoquer qu'indignation et incompréhension de la population.

L'UFAL 77 suppose que ce terrain pourrait être utilisé pour édifier un équipement d'intérêt général, alors que dans ce cas précis, le maire accéderait à une demande communautaire.
L'UFAL 77 lui rappelle qu'il se réclame d'un courant qui a défendu et qui défend comme principe : à écoles publiques, fonds publics - à écoles privées, fonds privés ! Et lui rappelle qu'il gère sa commune avec les subventions de l'Etat et des impôts indirects que payent ses administrés.
Il doit en tant que Maire de sa commune respecter et faire respecter les principes de séparation des églises et de l'Etat et comme élu sur une liste qui se réclame du combat laïque, mettre en cohérence les valeurs affichées et ses actes.

Trop d'élus ne respectent pas les concitoyens qui leur ont donné leurs suffrages et l'on voit chaque jour augmenter la fracture entre les citoyens de base et les élites.
Le pacte républicain doit être renforcé pour éviter l'émiettement de notre société.
Le maire doit donc promouvoir l'école de la République au lieu de participer au développement d'une école confessionnelle.

L'UFAL 77 reste à l'entière disposition du maire pour le rencontrer à une date qui lui conviendra.

Tag(s) : #Communiqués

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